Ce qu’un assemblage transmet, et l’appui qu’il produit réellement sur le chantier.
Le dimensionnement demande un type d’appui comme s’il s’agissait d’un réglage. C’en est un sur le papier ; sur le chantier c’est une promesse sur ce qui sera soudé et boulonné. Une poutre calculée encastrée et posée sur un corbeau est calculée pour un moment que rien ne reprend.
Appui
La poutre repose simplement sur un appui (corbeau béton, sommier de maçonnerie ou console métallique), souvent via une plaque d'assise et un appui élastomère. Seule la réaction verticale est transmise ; rotation et légère dilatation restent libres. Fréquent quand une charpente métallique s'appuie sur des murs en parpaings ou en béton, cas très courant en Afrique.
Produit l’appui Simplement appuyé
Quand l’utiliser Fermes ou pannes posées sur murs maçonnés, passerelles, poutres de plancher sur voiles béton.
Assemblage articulé
L'articulation ne transmet que l'effort tranchant : la rotation reste libre. La poutre est fixée à l'âme du poteau par des cornières boulonnées. C'est l'assemblage le plus économique et le plus courant pour les poutres secondaires, mais la structure doit alors être stabilisée par contreventement.
Produit l’appui Simplement appuyé
Quand l’utiliser Poutres secondaires, solives, structures contreventées, montage rapide sur chantier avec tolérances.
Assemblage rigide
L'encastrement transmet à la fois les efforts tranchants ET le moment de flexion entre la poutre et le poteau. La rotation relative est bloquée : la poutre et le poteau se déforment ensemble. C'est l'assemblage clé des portiques auto-stables (hangars sans contreventement dans le plan du portique).
Produit l’appui Travée intermédiaire
Quand l’utiliser Portiques de hangars, ossatures auto-stables, structures où l'on veut limiter les flèches et supprimer les contreventements dans le plan du portique.
Nœud de treillis
Le gousset est la plaque qui réunit membrures et diagonales au nœud d'une ferme treillis. Les barres, sollicitées en traction/compression pure, y sont boulonnées ou soudées. La règle d'or : les axes des barres doivent converger en un point unique (épure) pour éviter tout moment parasite.
Produit l’appui Assemblage entre barres : ne décide d’aucun appui de poutre.
Quand l’utiliser Fermes de toiture, poutres treillis, contreventements, pylônes, partout où des barres concourent en un nœud.
Pied de poteau
Le poteau est soudé sur une platine mince fixée par 2 boulons d'ancrage placés dans l'axe. Le pied transmet l'effort normal et le tranchant mais pas de moment : la fondation reste petite et économique. La stabilité horizontale doit être assurée ailleurs (contreventement, portique encastré en tête).
Produit l’appui Simplement appuyé
Quand l’utiliser Bâtiments contreventés, poteaux de bardage, structures légères, sols de faible portance (fondations réduites).
Pied de poteau
Platine épaisse, 4 boulons d'ancrage aux angles et goussets raidisseurs : le pied transmet un moment de flexion à la fondation. Le poteau participe alors à la stabilité horizontale (mât encastré, portique). Contrepartie : massif de fondation nettement plus important.
Produit l’appui Travée intermédiaire
Quand l’utiliser Portiques auto-stables, auvents en console, pylônes, ponts roulants, bâtiments sans contreventement possible.
Cette page classe les assemblages, elle ne les calcule pas. Le dimensionnement des boulons, des soudures et des platines relève de l’EN 1993-1-8, que ce produit n’implémente pas.